Les pavés
ASO, organisateur du Paris Roubaix Challenge, a intitulé sa cyclo"Bienvenue en enfer" en parodiant tous les qualificatifs tenus sur le Paris Roubaix des cyclistes professionnels: enfer du Nord, pavés de l'enfer... Ont ils raison ?
Cela dépendra énormément des conditions climatiques, car les pavés ne sont pas du tout ceux que l'on voit en ville; ils sont plus grossiers, arrondis et disjoints car posés en général sur du sable, la végétation pouvant même pousser dans les joints. La photo représente la fameuse tranchée d'Arenberg.
L'organisateur sur les 147km de parcours a prévu environ 32 km de secteurs pavés.
Donc en fonction des conditions climatiques, les cyclistes ne vont pas aborder de la même manière les pavés.
S'il pleut, les pavés seront glissants, les cyclistes seront en file indienne sur le bas coté; les risques de crevaison seront alors importants. Les 4 chambres à air imposées par l'organisateur seront ils alors suffisants pour terminer la course ?
S'il fait sec " il faut rouler le plus vite possible sur les pavés, il faut voler de sommet en sommet, sinon on rebondit et la fatigue s'accentue, il faut laisser un trou de 50 cm. Si le cycliste placé devant vous fait un écart, pour éviter un trou, on a le temps de réagir"selon les propos de Gilbert Duclos Lassalle dans Cyclopassion n°205 de janvier 2011.
Les secteurs pavés les plus longs font environ 2.5km, en roulant à plus de 30 km/h, cela fait environ 5 minutes de temps de parcours. N'étant pas un cycliste hors pair, je ne pourrais pas tenir un tel rythme tout au long des 147 km, d'autant que l'aspiration du cycliste placé devant sera moindre du fait du trou de 50 cm. Je réitère donc ma stratégie de passer les secteurs pavés le plus vite possible et de récupérer entre les dits secteurs en mettant un braquet moins important et en "succant" le plus possible les roues.